Cartooning for Peace / Alerte Iran – Atena Farghadani

Alerte Iran – Atena Farghadani

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#FreeAtena

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 13 juin 2024

Téléchargez le Communiqué de Presse

 

La dessinatrice iranienne Atena Farghadani condamnée à 6 ans de prison

Atena Farghadani, confrontée à la « peine la plus sévère » pour son engagement, doit être libérée immédiatement

Nous sommes consternés d’apprendre que l’activiste, artiste et dessinatrice iranienne Atena Farghadani a été condamnée à un total de six ans de prison : cinq ans pour « insulte au sacré » et un an pour « propagande contre l’État ». Cette peine a été prononcée par le tribunal révolutionnaire de la République islamique d’Iran le lundi 10 juin, comme l’a confirmé son avocat Mohammad Moghimi sur les réseaux sociaux. Les peines maximales sont révélatrices de la détermination de longue date du régime iranien à persécuter et réduire au silence cette courageuse défenseuse des droits.

Atena Farghadani était emprisonnée depuis le 13 avril 2024 après avoir tenté d’afficher un dessin dans un espace public, non loin du palais présidentiel à Téhéran. Au cours des dix dernières années, elle a été régulièrement surveillée et harcelée en raison de son art et de ses activités qui s’opposent à la répression des droits en Iran, en particulier ceux des femmes et des enfants.

Incarcérée en 2014-16, puis à nouveau pour une courte période l’été dernier, Atena Farghadani risque de subir des préjudices au sein du système pénal. En 2023, elle a déclaré avoir été victime d’une tentative d’empoisonnement. Au moment de son arrestation cette année, elle a signalé qu’elle avait été gravement blessée par des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Des œuvres d’Atena Farghadani ont récemment été exposées en Norvège, lors du seizième Forum d’Oslo pour la liberté (OFF) organisé par la Human Rights Foundation et consacré à la « reconquête de la démocratie ». En présence de défenseurs des droits humains du monde entier, le représentant d’Atena Farghadani, Mohammad Moghimi, a veillé à ce que sa voix soit entendue, une voix qui est à la fois courageuse et juste, et qui est prise pour cible parce qu’elle ose défier l’oppression et l’injustice dans son pays.

Nos organisations demandent sa libération immédiate et qu’elle soit rendue à sa famille saine et sauve.

 


 

22 avril 2024

Artists at Risk Connection (ARC), PEN America, Cartooning for Peace, Cartoonists Rights, et la Fondation Freedom Cartoonists condamnent l’arrestation et les mauvais traitements infligés à la dessinatrice iranienne Atena Farghadani et demandent sa libération immediate

 

(NEW YORK) — Artists at Risk Connection (ARC), PEN America, Cartooning for Peace, Cartoonists Rights, et la Fondation Freedom Cartoonists condamnent l’arrestation violente de la caricaturiste iranienne Atena Farghadani et demandent sa libération immédiate de la prison d’Evin. Atena Farghadani a été arrêtée par des agents des services de renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (GRI) le 13 avril 2024, alors qu’elle tentait d’afficher un de ses dessins sur le mur de l’avenue Pasteur, où se trouve le palais présidentiel. Selon son avocat, elle a subi des mauvais traitements sévères lors de son arrestation, qui lui ont laissé des cicatrices visibles sur son visage.

Le 13 avril, Atena Farghadani tentait d’afficher certains de ses dessins en public sur un mur de la rue Pasteur à Téhéran, près de l’enceinte du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, lorsqu’elle a été arrêtée par des agents de sécurité du Corps des gardiens de la révolution islamique (GRI). Selon les informations qu’Atena a communiquées à son mari (lorsqu’il lui a rendu visite en prison le 21 avril) et qu’elle a transmises à son avocat, elle a d’abord été emmenée dans un soi-disant « lieur sûr » géré par le GRI et a été sévèrement battue. Elle a perdu connaissance après avoir été frappée à plusieurs reprises sur le nez et la tête. Lorsqu’elle a repris connaissance, elle s’est retrouvée dans la salle de prière du centre de détention de la police de sécurité de Fateb. Elle a remarqué qu’il lui manquait quelques vêtements qu’elle portait lors de son arrestation. Lorsqu’on les lui a rendus, ils étaient tachés de sang, bien qu’ils aient été lavés. Le 14 avril 2024, elle a été transférée au tribunal d’Evin où elle a été auditionnée pour deux chefs d’accusation : « propagande contre l’État » et « insulte au sacré [le Messie, le douzième imam chiite] ». Selon son avocat, elle est détenue à la prison d’Evin et sera jugée devant un tribunal révolutionnaire.

Farghadani a été arrêtée pour la dernière fois en juin 2023 après avoir publié un dessin satirique sur son compte Instagram plus tôt dans la journée. Elle a ensuite été libérée sous caution. En août 2014, Farghadani a été condamnée à 12 ans et neuf mois d’emprisonnement pour « diffusion de propagande contre le système », « insulte aux membres du parlement par le biais de peintures » et « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale ». À la suite de la pression publique et d’une lettre conjointe signée par des dizaines de grands dessinateurs, de groupes de défense des droits de l’Homme et d’autres sympathisants demandant la libération immédiate de Farghadani, une cour d’appel a réduit sa peine à 18 mois en avril 2016. Elle a été libérée de la prison d’Evin le 3 mai 2016.

 

Lire le Communiqué conjoint sur Atena Farghadani

 


 

15 avril 2024

Le 15 avril 2024, l’organisation non-gouvernementale HRANA a publié un article alertant sur la situation de la dessinatrice de presse, et ancienne prisonnière politique iranienne, Atena Farghadani. Arrêtée le 13 avril et placée en détention dans la prison d’Evin, elle a visiblement subi des mauvais traitements lors de son interpellation. Elle aurait été arrêtée pour avoir tenté d’afficher un de ses dessins sur le mur de l’avenue Pastor, où se trouve le palais présidentiel. Les accusations pénales portées à son encontre restent à confirmer.

Mobilisée en soutien d’Atena Farghadani depuis sa première arrestation en 2014 et sa condamnation en juin 2015, puis son arrestation le 9 juin 2023 (voir ci-dessous), Cartooning for Peace partage l’inquiétude de ses proches et de son avocat et appelle à sa libération immédiate.

 

Texte mis à jour le 22 avril 2024

 


 

19 décembre 2023

Atena Farghadani (Iran) en attente du verdict de son procès.
 
Un communiqué de Cartoonists Rights (en anglais) apporte un éclairage sur les circonstances et le motif de l’arrestation de la dessinatrice Atena Farghadani en juin 2023 (voir ci-dessous).
 
Arrêtée puis libérée sous caution, la dessinatrice Atena Farghadani a été présentée devant la justice et reste en attente du verdict du tribunal. Elle est accusée d’avoir insulté le Guide suprême, les fonctionnaires du Ministère des renseignements et le Ministre des renseignements par le biais de la caricature ci-contre.
Selon Cartoonists Rights qui s’est entretenu avec l’avocat de l’artiste, Atena a été injustement accusée de troubler l’ordre public. Après avoir fait l’objet d’intimidations de la part d’agents des services de renseignement alors qu’ils animaient un atelier de peinture dans un parc public de Téhéran en février dernier, Atena et son mari ont été suivis jusqu’à leur domicile et, selon elle, son mari a été agressé physiquement.

Suite à cet épisode, elle a été convoquée au Ministère des renseignements et, en lieu et place d’une pièce d’identité, elle a présenté la caricature ci-contre, également postée sur son compte Instagram peu avant son arrestation en juin.

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Cartooning for Peace reste en attente du verdict et demande à ce que toutes les charges retenues contre l’artiste soient abandonnées, au nom du respect de sa libre expression.
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19 juillet 2023

Atena Farghadani finalement libérée sous caution.

Cartoonists rights partage des nouvelles de la dessinatrice Atena Farghadani. Après une hospitalisation en unité de soins intensifs, elle a finalement été libérée sous caution. Cependant, les risques pour elle de comparaître à nouveau devant le tribunal demeurent.

Cartooning for Peace continue à suivre l’évolution de la situation et demande, au même titre que Cartoonists Rights, que les abus envers la dessinatrice cessent immédiatement. 

 


 

30 juin 2023

La dessinatrice iranienne Atena Farghadani a été transférée en unité de soins intensifs dans un hôpital de Téhéran.

Selon les dernières informations données par son avocat et partagées par le Comité pour la Protection des Journalistes et Cartoonists Rights , la dessinatrice a été admise en soins
intensifs le 21 juin 2023 après avoir été agressée en prison et entamé une grève de la faim en raison de l’empoisonnement de sa nourriture.
Atena Farghadani avait été arrêtée le 07 juin 2023 et était détenue depuis à la prison pour femmes de Qarchak. Accusée de trouble à l’ordre public, ce n’est pas la première fois qu’elle fait face à la justice iranienne. Entre 2014 et 2016 , elle avait déjà été emprisonnée dix-huit mois pour diverses accusations.

Devant cette annonce préoccupante, Cartooning for Peace suit de très près l’évolution de la situation.

 


 

12 juin 2023

Suite à la publication dans la presse de la nouvelle de l’arrestation et de la détention de l’artiste, activiste et dessinatrice iranienne Atena Farghadani à Téhéran le 7 juin 2023, CARTOONISTS RIGHTS Cartooning For Peace, et la Freedom Cartoonists Foundation demandent aux procureurs de la République islamique d’Iran d’abandonner les charges pour « trouble à l’ordre public » et de libérer immédiatement Mme. Farghadani.

 

Selon son avocat, Mohammad Moghimi : « Depuis sa libération en 2016, les agents des services de renseignement et de sécurité l’ont harcelée à de nombreuses reprises, notamment en l’empêchant de travailler, en mettant son téléphone sur écoute et en perturbant sa vie privée. Ces interventions l’ont poussée à protester contre les agences responsables, lui valant d’être détenue. »

C’est Mr. Moghimi qui, le 8 juin et via Twitter, a confirmé son arrestation après une convocation au tribunal de la prison d’Evin. Le lendemain, il a ajouté « Une caution d’un montant de [4 200 $] a été établie pour ma cliente Atena Farghdani, et elle a refusé d’accepter la caution en faisant valoir qu’elle n’a pas commis de crime et que sa convocation et les accusations sont illégales et arbitraires. Pour cette raison, elle a été transférée à [la prison pour femmes de Qarchak, à l’extérieur de Téhéran].

Nous avons appris de source sûre qu’elle est accusée de trouble à l’ordre public. Après une absence de trois ans et trois mois, Mme. Farghadani s’est à nouveau connectée à son compte Instagram la semaine dernière et, avant sa convocation au tribunal, a publié des images d’un nouveau dessin au crayon de couleur. Malgré de nombreuses spéculations publiées en ligne, nous n’avons pour l’instant aucune raison de penser qu’elle a été arrêtée en raison de cette publication sur les réseaux sociaux.

Mme. Farghadani a reçu le Prix du courage en dessin de Cartoonists Rights en 2015, après qu’un dessin publié en 2014 sur Facebook représentant des parlementaires en animaux – une objection aux lois restreignant les choix reproductifs des femmes – a conduit à une série d’accusations pénales, y compris « diffusion de propagande contre le système », « insulte envers les membres du parlement au moyen de peintures », « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale », « insulte au Président » et « insulte aux fonctionnaires de la prison ».

Après dix-huit mois d’emprisonnement, toutes les peines ont été commuées ou réduites, sauf une ; au cours des quatre années suivant sa libération, Farghadani aurait ainsi pu retourner en prison à tout moment au nom d’une peine avec sursis pour « insulte au guide suprême iranien ».

Pendant sa détention, Mme. Farghadani a subi de graves sévices et a été soumise à des tests de virginité et de grossesse contre son gré, pratiques qualifiées de torture par les normes internationales relatives à la défense des droits de l’Homme. Elle est entrée en grève de la faim et a été victime d’un arrêt cardiaque. Après une poignée de main avec son avocat, Mr. Moghimi, elle a également été inculpée de « relations sexuelles illicites ne constituant pas un adultère ».

Par conséquent, maintenant que les mêmes autorités ont de nouveau placé Mme. Farghadani en détention, il n’est pas illégitime de craindre une escalade et d’autres accusations à venir, ainsi que, de graves mauvais traitements.

 

Nous estimons qu’Atena Farghadani est une prisonnière d’opinion, que rien ne justifie sa détention et nous exigeons sa libération immédiate et inconditionnelle.

 

Téléchargez le Communiqué conjoint.

 


 

9 juin 2023

La dessinatrice Atena Farghadani détenue en Iran

La dessinatrice iranienne, Atena Faghadani, lauréate du prix du courage de Cartoonists Rights en 2015 et qui avait déjà été emprisonnée en 2014 et 2015 a été à nouveau arrêtée le 7 juin 2023 sans qu’aucun chef d’accusation n’ait été dévoilé à ce jour.

 

 

L’avocat de la dessinatrice, Mohammad Moghimi a annoncé sa convocation au palais de Justice d’Evin (Téhéran) sur Twitter dans la journée du 7 juin.

« Aujourd’hui, 17 juin, ma cliente Atena Farghdani, peintre, dessinatrice et ancienne prisonnière politique, a été convoquée au palais de justice d’Evin et arrêtée. » (Traduction en français du tweet)

 

Aujourd’hui, l’avocat a précisé que la dessinatrice avait refusé d’être libérée moyennant le paiement d’une caution d’environ 4 000 € (EUR), considérant qu’elle n’avait pas commis de crime et que les accusations dont elle fait l’objet sont illégales et arbitraires. Elle a été transférée à la prison de Shaheri.

« Une caution d’un montant d’environ 2 milliards de rials a été émise pour ma cliente Athena Farghdani, et elle a refusé d’accepter la caution avec l’argument qu’elle n’a pas commis de crime et que sa convocation et ses accusations sont illégales et arbitraires, et pour cette raison , elle a été transférée à la prison de Shahreri. » (Traduction en français du tweet)

 

Selon Le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ), Atena a publié un dessin pour la première fois depuis 2020, sur son compte Instagram le 7 juin 2023.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Atena Farghadani (@atenafarghadani)

Cartooning for Peace reste attentive aux développements du dossier.

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