Depuis le début du mois de janvier, la ville de Minneapolis (Minnesota, États-Unis) est devenue le symbole des violences de la police fédérale anti-immigration et d’une certaine dérive autoritaire du trumpisme. Les forces de ICE et de la Border Patrol mènent une chasse contre des migrants présumés, y compris des enfants, dans un climat de violence qui a donné lieu à deux drames. Après l’assassinat de Renée Nicole Good par ICE le 7 janvier, Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, a été abattu le 24 janvier par la Border Patrol. En contradiction totale avec les témoignages et les vidéos des deux évènements, le gouvernement a accusé les victimes de terrorisme et soutenu les forces de l’ordre en cause.
Cette situation insupportable a généré d’importantes manifestations, ainsi que de vives critiques à l’égard de Trump de la part des élus locaux, des médias, et des anciens présidents Barack Obama et Bill Clinton. Donald Trump a fini par opérer ces derniers jours un léger volte-face, se disant touché par les deux assassinats. Les plus de 3000 agents fédéraux déployés à Minneapolis ont été sommés de quitter progressivement la ville.
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