Voilà une douzaine de jours que l’offensive israélo-américaine contre l’Iran a plongé le Moyen-Orient dans la guerre. Malgré l’assassinat de l’Ayatollah Ali Khamenei, le régime islamique des mollahs, bien que très affaibli et isolé, n’a pas encore capitulé : il a nommé son fils, Mojtaba Khamenei, comme nouveau guide suprême et joue la guerre tous azimuts en embrasant toute la région, notamment les pays du Golfe. Sa survie est un enjeu régional majeur pour ses « proxys » que sont le Hamas, le Hezbollah, les Houthis et les milices chiites irakiennes. Ainsi, la guerre a une fois de plus contaminé le Liban où Israël, en réponse à des frappes du Hezbollah, souhaite désormais « étendre ses opérations » et envahir des territoires. En quelques jours, on déplore plus de 500 morts, des centaines de blessés, au moins 750 000 déplacés et le début d’une crise humanitaire.
À une échelle plus large encore, l’obstruction stratégique du détroit d’Ormuz par l’Iran, où les pétroliers ne circulent plus du fait des mines iraniennes et des risques d’attaques, menace l’économie globale et provoque une hausse des prix du gaz et du pétrole dans le monde entier.
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